Autonomie des universités...

Publié le par JC La Seyne

Les principaux points de rupture !



Méthode
: pression et précipitations

S'il qualifie cette réforme de "plus importante de la législature", François Fillon n'aura pas accordé plus de trois semaines à la concertation. Une précipitation d'autant plus décriée que l'adoption de la loi est prévue en juillet, période morte dans les facs. Au reste, le CNESER (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) n'a pas permis aux organisations d'amender le texte comme elles l'auraient souhaité, Valérie Pécresse (Ministre de l'enseignement supérieur) déclarant ne pas "disposer de marge de manoeuvre suffisante". Les organisations exigent donc la prolongation des négociations afin de revoir la copie.


Volontariat : la mise en concurrence des universités

La communauté universitaire était unanime : si autonomie il doit y avoir, cela doit valoir pour toutes les facs. Ainsi était-il demandé qu'une date butoir soit fixée, après laquelle toutes intégreraient ce nouveau statut. Ce ne sera pas le cas, le projet qualifiant "d'optionnel" l'accés à l'autonomie en matière de gestion financière et des ressources humaines. Les syndicats dénoncent une politique instituant n système universitaire à deux vitesses et la mise en concurrence des facs, sur le modèle anglo-saxon. La Commission des Présidents d'Universités (CPU) elle-même s'oppose à cette autonomie optionnelle. Mercerdi dernier, le chef de l'Etat n'arrangeait pas les choses. Faisant fi des inégalutés qui existentent déjà d'une fac à l'autre, il déclarait que ceux qui s'engageront dans le processus d'autonomie percevront des aides supplémentaires. Où les mieux loties resteront les mieux loties.

Sélection : la promesse trahie

Les étudiants tiquent sur la sélection à l'entrée du Master, autrement dit après bac+3, avancée dans le projet. Celui-ci précise que l'accès au deuxième cycle universitaire sera désormais soumis "aux conditions définies par le Conseil d'Administration". À l'orée des négociations, pourtant, Valérie Pécresse avait promis que cette limite ne serait pas franchie. (...)

Pouvoir : tout pour les Présidents

Réduits à 20 membres, les futurs Conseils d'Administration léseraient singulièrement les étudiants, dont la représentation passerait à 15 % au lieu de 25 %. Sept "personnalité extérieures" y siégeraient, toutes nommées par le Président de l'université. Celui-ci bénéficierait d'un pouvoir accru, notamment en terme de nomination et de recrutement des personnels. Sont mandat serait de 4 ans renouvelables, contre 5 non renouvelables actuellement. Les organisation réprouvent cette suprématie et demandent des C.A. plus représentatifs. La CPU elle-même se dit favorable à des C.A. d'une trantaine de personnes.

Financement : l'esprit managérial

Les facs pourront créer des fondations afin de collecter de l'argent auprès de financeurs privés. Ce n'est pas neuf. Mais la part que cela pourrait prendre à l'avenir, et le désengagement de l'Etat que cela pourrait induire, inquiète. (...)


Article tiré du journal l'Humanité.


A Toulouse, la riposte s'organise !

Une Assemblée générale a réuni hier des étudiants, professeurs et personnels des trois campus de Toulouse pour discuter et se positionner sur le projet de réforme. Après le débat, les personnes réunies se sont prononcées majoritairement pour le retrait du projet de loi et ont appelé à une manifestation le 2 juillet. Dès aujourd'hui et à la rentrée, les jeunes communistes de La Seyne appellent les étudiants et tous les personnels éducatifs à multiplier ce genre d'initiatives pour informer, débattre et mettre en place les moyens d'action nécessaires à la satisfaction de nos revendications !


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Publié dans Actualité nationale

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B
on ne parle pas assé de la suppression des bep il fo remotiver les troupe car les gen pense ke la manifestation ne sert a rien alor ke c fo et ke si sa continu il von supprimer les grève tenez moi o couran pour les grève a venir je ramenerais du monte remontai
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